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vendredi 11 octobre 2013

Gabon - 16 octobre 2013 : Aujourd'hui Joseph RENDJAMBE.




Joseph Rendjambé est né en 1937 dans la lagune du Fernand-vaz, au sud de Port-Gentil.  La même lagune qui a vu naître Jean Ping, Pierre Akendengué, Pierre Louis Agondjo-Okawé...Rendjambé était l'héritier du trône royal de la région.


Après l'obtention de son baccalauréat, il se rend d'abord à  Paris, en France pour y faire des études de philosophie à la Sorbonne. Son activisme politique le contraint à quitter la France pour l'Europe de l'Est, notamment la Tchécoslovaquie où il fera des études de sciences économiques sanctionnées par un Doctorat d'État. C’est en 1971 qu’il rentre au Gabon, après avoir assisté au printemps de Prague et aux événements de mai 68 en Europe.

 Très en vue pendant la Conférence Nationale d’Avril à mai 1990, dont il détourna l'enjeu en exigeant et obtenant le multipartisme immédiat. Rendjambé était un stratège politique fin connaisseur des techniques de manipulation des masses populaires; il fut le secrétaire général du Parti gabonais du Progrès (PGP),un important parti de l'opposition.

Il est mort assassiné en mai 1990, dans des circonstances non encore élucidées à nos jours.  Sa mort déclencha dans tout le pays, et surtout à Port-Gentil, ville considérée comme son fief politique, un soulèvement populaire et des émeutes sans précédents.
En effet, la mort de Joseph Rendjambé, alors considéré par le peuple gabonais comme un des seuls opposants crédibles, avait déclenché une vague de violences sans précédent à Libreville, la capitale du Gabon, où les militants et supporters du PGP avaient incendié des édifices publics, notamment les locaux de l'hôtel Dowé où le corps du leader marigovéen (originaire de l’Ogooué-maritime) avait été retrouvé sans vie.

Malgré l'instauration d'un couvre-feu, les manifestants continuaient à défiler dans les rues de Libreville et de Port-Gentil, réclamant le départ du président de la République, Omar Bongo, qu'ils soupçonnaient très fortement d'être le commanditaire de l'assassinat du leader de l'opposition gabonaise. Omar Bongo était ainsi sur le départ mais parvint à rester au pouvoir grâce, dit-on, grâce au soutien des réseaux françafricains.

Plusieurs entreprises françaises, à l'exemple de ELF, font évacuer les ressortissants français qu'elles emploient. Des soldats français assuraient la sécurité de la cité ELF et du consulat de France touchés lors des émeutes.

Des années auparavant, notamment en 1972, Joseph Rendjambé avait été emporté par la vague d’arrestations qui, sous prétexte d’un complot communiste contre le pouvoir politique en place, fut suivie de son emprisonnement aux côtés de de feu Pierre-Louis Agondjo-Okawé, et d’un certain nombre d’étudiants de la capitale. Il avait subi alors, comme d’autres, les interrogatoires musclés du redoutable policier français Georges Conan et des pressions de toutes sortes. Mais rien n’y fit. Il fit preuve de sa force de caractère et ne céda à aucune compromission.

Considéré par beaucoup comme un martyr de la période Bongo, il laissera derrière lui l'image d'un homme caractériel prêt à se battre pour ses principes. 

Sources : http://dolcegaboma.ning.com/profiles/blogs/m-moires-de-l-ogoou-joseph-rendjambe
Infos évènement : https://www.facebook.com/events/709449239081578/?fref=ts







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