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lundi 11 novembre 2013

Gabon - Elections locales 2013 : Le corps électoral gabonais, analyse du journal Echos du Nord.





Editorial Echos du Nord, 11 Novembre 2013 ( copie )



Combien sommes-nous à voter ?

La sortie d’Ogouliguendé, le 09 novembre dernier, est à situer au-delà de la simple contestation.  Car elle vient poser un problème sérieux sur la réalité du corps électoral au Gabon. Un champ où Ndongou, Mborantsuo et consorts ont, au fil des années, concocté des chiffres selon les objectifs électoraux des seigneurs du moment. Hier pour Omar Bongo Ondimba, aujourd’hui pour sa sérénissime petite majesté Ali Bongo Ondimba. Qu’a avancé le président de l’Union des forces pour l’alternance (UFA) ?






Qu’à partir des chiffres détenus par des organismes internationaux, la population du Gabon serait autour de 1 620 000 habitants. Auquel il adjoint un taux de 30%, représentant le nombre d’étrangers sur notre sol.  En tenant compte d’un âge médian de 18 ans et six mois, le corps électoral serait en dessous des chiffres donnés par Jean-François Ndongou. Par ailleurs, JABO retranche de cette proportion un certain pourcentage des personnes aptes à voter, mais qui ont été réfractaires à l’enrôlement. Fort de cette réalité, le corps électoral serait, à ce qu’il estime, en dessous de 500 000 personnes. C’est-à-dire bien en dessous des chiffres du ministère de l’Intérieur. Des faits qui montrent que les chiffres du corps électoral comme ceux du recensement de 2003 ont été tronqués au fil des ans. Rappelons que tous ces chiffres ont été entérinés par la Cour constitutionnelle que préside Marie-Madeleine Mborantsuo. Repassons-les en revue en ne considérant que l’évolution du chiffre de l’élection la plus importante, la présidentielle.

En 1993, l’on assiste à la première élection multipartite après 23 ans de monopartisme. L’engouement des Gabonais à y participer ne se fait pas dire. Selon la Cour constitutionnelle qui en donne le résultat, dans sa décision N°024/CC du 13 décembre 1993, le nombre d’inscrits est de 484 319. Cinq ans plus tard, lors des élections présidentielles de 1998, la décision N°011/CC du 12 décembre 1998 annonçait un corps électoral de 569 823. Soit une progression de 85504 électeurs. Lors des élections de 2005, l’institution de Marie-Madeleine Mborantsuo déclare un corps électoral de 554967, décision N°31/CC du 1er décembre 2005. Par rapport au corps électoral de 1998, on note une baisse de 14856 électeurs. Ce qui est anormal. Ce chiffre, quelles que soient les circonstances, ne pouvaient être qu’en hausse. Avec un taux de croissance de 2,5% par an, Marie-Madeleine Mborantsuo aura du mal à soutenir que de 1998 à 2005, la population gabonaise n’a pas évolué et partant, le corps électoral. Surtout qu’il n’y ait pas eu, dans ce laps de temps, une augmentation du nombre de Gabonaises et de Gabonais atteignant la majorité, c’est-à-dire 18 ans. Mieux, elle devra expliquer quelle catastrophe naturelle a emporté 14856 Gabonais entre 1999 et 2005. La gymnastique des chiffres du corps électoral déploiera tout son art en 2009. Année de l’élection présidentielle anticipée, suite au décès d’Omar Bongo Ondimba, président de la République du 02 décémbre1967 au 7 juin 2009. Le corps électoral va exploser. La Cour confirmera un nombre d’inscrits de 807 402 électeurs. Répertoire N°46/CC du 4 septembre 2009. Chose curieuse cependant. A une élection qui a drainé autant de monde, il est étonnant que l’engouement à l’inscription - puisque c’est ce que traduit le chiffre de la Cour - ne se soit pas matérialisé à la sortie des urnes. Dans le présent cas de figure, tant Jean-François Ndongou, déjà ministre de l’Intérieur à l’époque,  que Marie Madeleine Mborantsuo, ont ainsi fait admettre qu’entre 2005 et 2009, le corps électoral a crevé le plafond en quatre ans. S’y sont ajoutés 252 435 nouveaux électeurs. Il est clair que le couple Jean-François Ndongou-Marie-Madeleine Mborantsuo doit au moins expliquer aux Gabonais ce qui justifie les fluctuations qui s’opèrent sur la liste électorale à chaque élection.

Dès lors, la position de Jules-Aristide Bourdès Ogouliguendé est révélatrice des combine entre la Cour constitutionnelle, le ministère de l’Intérieure et le Parti démocratique Gabonais (PDG). Des connivences au détriment des droits des Gabonais à décider de la marche de leur pays. Ndongou, ministre de ce département en éclaireur en amont pour préparer l’opinion, et Marie Madeleine Mborantsuo en aval pour faire avaler la pilule. Un travail en tandem où l’exécutant de l’avenue de Cointet a l’assurance du soutien tout azimuts de la Sablière. Ces deux ne se sentent pas du tout responsables de dire aux Gabonais combien ils seront réellement à voter demain. Cette année ils ont décidé de faire passer le chiffre de 578 832 électeurs. Le corps électoral n’a que trop souffert des manipulations de toutes sortes depuis 1993.  



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