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mardi 10 décembre 2013

Déclaration de la Société Civile Gabonaise à l’occasion de la Journée Mondiale de Lutte contre la Corruption


Généralisation de la corruption
 et impunité au Gabon

La célébration le 09 décembre 2013 de la Journée Mondiale de Lutte Contre la Corruption, sous l’égide des Nations Unies vient rappeler que ce fléau est une menace sans précédent au développement. Ceci est confirmé par le thème de cette année 0 % de corruption 100% développement. 


Les Nations veulent par ce thème démontrer l’impact que la corruption a sur le développement en tant que facteur aggravant de la pauvreté, des inégalités devant la santé, l’alphabétisation et des risques ainsi que la désintégration socioéconomique des Etats comme le nôtre, dotés de nombreuses richesses du sol et du sous-sol mais dont paradoxalement la majorité des citoyens groupie dans la plus abominable des misères.

Malgré l’adoption en janvier 2013 d’une Stratégie Nationale de Lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux avec l’appui du Programme des Nations Unies Pour le Développement (PNUD), la Société Civile Gabonaise constate qu’aucun progrès notable n’a été observé dans la mise en œuvre de cette stratégie. Cette stratégie est le fruit d’un consensus national des différentes parties prenantes issues de l’Etat, du secteur privé, des organisations internationales et de la société civile.

Aujourd’hui, la feuille de route arrêtée lors de l’adoption de la stratégie est restée lettre morte faute de volonté politique. Jusqu’ à ce jour, la Stratégie n’a pas été signé par le pouvoir exécutif.
La Commission Nationale de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite est totalement inefficace dans son action au niveau national et dans le suivi des engagements internationaux du Gabon en matière de lutte contre la corruption. Sachant que le Gabon fera en février 2014 son passage au mécanisme d’examen de la Convention des Nations Unies Contre la Corruption, le risque est que cet exercice tourne au fiasco total compte tenu du faible niveau d’expertise de l’équipe actuelle nommée en juillet 2013 et qui éprouve de très grandes difficultés d’appropriation, de leadership et de suivi/ évaluation.

Pendant que la Communauté internationale parle de 0% de corruption et de 100% de développement, le Gabon fait bande à part en occultant le message des Nations Unies, remplacé par le thème« implication des jeunes dans le processus de lutte contre la corruption, sans intérêt au regard de la problématique de la corruption qui gangrène avant tout les sphères politiques et économiques au Gabon. Ce choix, décidé unilatéralement, sans consultation des partenaires nationaux, est la parfaite illustration de l’incompétence d’une Commission qui souffre manifestement d’un manque de vision et d’approche de coordination multisectorielle.

En effet, chaque année des centaines de milliards de F CFA sont détournés sans que les coupables ne répondent de leurs actes. Les marchés publics sont le chemin le plus facile d’enrichissement illégal et de corruption à grande échelle. L’exemple le plus emblématique est le détournement cette année au Ministère en charge travaux publics et à l’ANGT, d’un montant de 150. 000 000 0000 de F CFA (300 000 000 de dollars américains). De fausses études ont été révélées à l’opinion sans que les coupables ne soient punis. Dans les neuf provinces du Gabon, des « éléphants blancs » sont ainsi visibles. Ils confirment les complicités criminelles de corruption des élites politiques et des entrepreneurs véreux.

Face à ce qui précède, la Société Civile appelle le Gabon à adopter sans délai la Stratégie Nationale et de Lutte contre la Corruption et à créer les conditions permettant à la justice d’agir en toute Indépendance et sans entrave du pouvoir politique contre les corrompus de la République.

Fait à Libreville, le 09 décembre 2013

Pour la Société Civile du Gabon et les acteurs anti-corruption,
Georges MPAGA, Président Exécutif National du ROLBG
Point focal société civile pour le Mécanisme d’Examen de la Convention des Nation Unies de Lutte contre le Corruption.
Georges MPAGA, 870 Rue Barro, Louis, Libreville Gabon. Téléphone : 07 51 99 32 : site internet : www.rolbg.org-rolbgreseau@yahoo.fr-gmpaga@yahoo.fr


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