Débats Informations Echanges, dire la vérité rien que la vérité dans le respect de l'autre de sa dignité de ses idées et opinions. Nous sommes tous parents alors n'y a rien que l'on ne puisse se pardonner pour le bonheur de tous ensemble, unis nous vaincrons pour GABON D'ABORD.

jeudi 2 janvier 2014

Gabon : Ali - AMO, querelle freudienne d’« enfants putatifs gâtés »


Texte écrit par Martin EDZODZOMO-ELA (1)



ALI BONGO ONDIMBA (ABO) ANDRE MBA OBAME (AMO) : les deux fils putatifs du défunt Omar Bongo Ondimba: Et Le mal gabonais actuel par leur haîne, et leur querelle de l'héritage du père:

LA HAINE des fils putatifs d’Omar Bongo Ondimba !

Entre les hommes politiques, tous les coups sont parfois permis, surtout quand les protagonistes appartiennent au même camp. Dans la lutte politique, il semblerait que tout irait bien s’il ne s’agissait que de l’affrontement avec des adversaires. Hélas il arrive que l’on se trouve parfois à faire à des camarades qui deviennent souvent des pires ennemis. Pourquoi cette rivalité entre camarades pour ne pas dire “frères” de même parti politique déchaîne-t-elle tant de cruauté ?


D’abord parce que les membres d’une famille politique sont traversés par les mêmes tourments que ceux d’une même famille biologique. C’est la tragédie biblique Abel et Caïn ; deux frères qui devraient s’aimer. Mais que la jalousie conduit l’un à tuer l’autre. 

La jalousie, moteur de la haine au sein des familles ! Pour la psychanalyste Danielle Dalloz : « La première période de la vie est placée sous un régime de symbiose avec la mère qui amène à croire que celle-ci est tout pour nous, alors nous sommes tout pour elle Quand nous découvrons que notre mère a une vie en dehors de nous, notre jalousie peut être transformée en une ouverture aux autres ou bien se changer en haine. 

La vie politique remet en scène cette situation originelle : les plus infantiles des (nos) responsables politiques veulent se considérer à tout prix comme uniques et se livrent à des passions haineuses contre ceux qui se trouvent dans leur famille. »De là découlent des querelles d’héritages. 

En France par exemple : Laurent Fabius et Lionel Jospin se disputaient d’abord l’amour de François Mitterrand, avant de chercher à en capter l’héritage. La lutte entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy peut se lire comme un affrontement des fils – l’un préféré l’autre maudit- de Jacques Chirac. Issus d’un même père, plus ou moins imaginaire, ils ont cherché à accéder à leur tour à une fonction symbolique paternelle. Quand l’un d’eux seulement est parvenu à ses fins, il a provoqué la haine chez l’autre.

Il faut ajouter que la proximité induit de la férocité de façon spécifique. C’est du narcissisme de la différence chez Freud. Plus petite est la différence entre deux êtres, plus elle génère des divergences parce qu’elle est irréductible et signifie que nous sommes des individus séparés les uns des autres. Un mécanisme qui concerne toutes les communautés mais qui se révèle avec force dans le champ politique. Ses responsables ne sont pas des animaux à sang froid. Quand ils prétendent incarner les mêmes valeurs, l’affect et l’émotion l’emportent sur la raison.

Dans cet exemple français, à ces éléments psychologiques s’ajoutent néanmoins des critères constitutionnels. En France, la cinquième République accorde une importance considérable à la fonction présidentielle. Puisqu’il n’existe plus dans l’Etat français qu’un seul poste véritablement admiré : la présidence de la République, la rivalité tourne à la haine parmi ceux qui concourent à ce poste unique. La médiatisation du débat politique tient aussi son rôle. Jadis, les querelles se réglaient dans le secret des alcôves.

L’étalage en place publique dramatise les enjeux personnels. Cependant, il reste que les enjeux idéologiques ne doivent pas être sous-estimés, même s’il est toujours difficile de savoir ce qui, dans les désaccords politiques, relève de conflits personnels. Mille raisons pouvaient expliquer la haine que portaient François Mitterrand et Michel Rocard, mais il ne faut pas oublier l’une d’entre elles : François Mitterrand préconisait l’alliance avec le Parti communiste pour conquérir le pouvoir quand Rocard se définissait comme social-démocrate. De la même façon, la bataille personnelle entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy a probablement pour cause entre autre le clivage entre une vision gaullienne de la politique de la France et une conception plus atlantiste. Autrement dit, des positions idéologiques. D’où l’ampleur de ces divergences poussées au paroxysme.

Voici dans quel cadre il faut placer la rivalité des deux “fils ” putatifs du défunt président Omar Bongo Ondimba que sont ABO et AMO ! La haine surgit toujours quand les antagonistes, préférant la victoire à la bataille, doivent éliminer leur adversaire. Au contraire, quand les ennemis privilégient le débat au résultat, ils se respectent. Aujourd’hui, la haine l’emporte chez les deux “frères ” ABO et AMO, parce qu’ils ont moins le désir de construire ensemble un monde commun que la passion d’acquérir l’objet de leur désir : le pouvoir.- ABO et AMO, en prétendant afficher leurs différences se comportent de la même façon haineuse. 

Ainsi, ils versent tous deux dans une forme de mimétisme, obsédés qu’ils étaient par la quête du pouvoir. Mais, en préférant l’un et l’autre l’objet de leur désir (le pouvoir) à la joute, ils n’expriment que de la haine. Le vrai homme politique au sens noble du mot, est celui qui sait s’élever au-dessus des rivalités partisanes à la faveur d’un accident de l’Histoire. Il lance de la différence dans la répétition et s’extirpe de la focalisation mimétique. Ce n’est malheureusement pas ce que nous voyons pour l’instant dans notre pays ! -L’inacceptable de ce conflit, d’une querelle toute freudienne d’« enfants putatifs gâtés » d’Omar Bongo Ondimba, que sont Ali Bongo Ondimba et André Mba Obame mette gravement en danger l’équilibre socio-politique du pays, par l’accélération de la crise politique laissé par le père. Leur querelle tient en otage le vrai l’évolution démocratique du pays, et dévoie le débat nécessaire et indispensable pour les changements en profondeurs souhaités pour le pays.

Le microcosme politique qui s’agite autour de ces deux frères ABO et AMO : D’un côté avec Ali Bongo Ondimba avec les fidèles hiérarques et autres barons du PDG pour ce qui en reste, à la tête desquels, Guy NZOUBA et les cadres de l’Emergence. De l’autre, Mba Obame, Zacharie MYBOTO (ce dernier hiérarque parmi les fondateurs et architectes du système PDG/Bongo, avec qui se sont allié des anciens Premiers Ministre du Timonier.

Tout ce beau monde se querelle pour la « mangeoirecratie » patrimonialiste fondée par le patriarche Omar Bongo Ondimba, et à laquelle ils ont tous participé, en s’enrichissant comme le « père » avec les BAM volés à la nation, pendant lors de leur présence aux affaires. C’est dans ce monde là que l’on prétend trouver un Mandela pour le Gabon ? Qui est crétin et aliéné à ce point ?
Comme dit l’apôtre Paul, le péché originel se tapit davantage dans l’amour de l’argent divinisé que dans les ébats sexuels diabolisés.

Ecrivant à un disciple, il lâche ces mots : « L’amour de l’argent est la racine de tous les maux. » (1 Tm 6,10). On ne peut être plus clair. Comme si cette insatiable convoitise des richesses dévoyait tout acte humain, y compris la jouissance sexuelle, vers des chemins de folie où le vertige des mots et des pensées fait perdre tout sang-froid. Paul nous rappelle que nous sommes tous des Caïn (« Celui qui acquiert », l’un des sens possibles du nom), plus prompts à accaparer le maximum de biens terrestres, croyant ainsi éluder la mort, que de mettre en œuvre l’amour de l’Evangile.


Source : https://www.facebook.com/martin.edzodzomoela.3/posts/1439769772901366


(1) Martin EDZODZOMO-ELA, ancien candidat à l'élection présidentielle de décembre 1998 au Gabon.






Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire