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mardi 14 janvier 2014

Gabon - Municipales 2014 : Conférence de presse de Jean EYEGHE NDONG



Discours de la Conférence de Presse 
du lundi 13 janvier 2014


Mesdames et Messieurs les journalistes,



Tout en vous remerciant d’avoir bien voulu répondre positivement à mon invitation, je vous adresse mes meilleurs vœux de santé, à vous, et à tous ceux qui vous sont chers pour la nouvelle année. Je souhaite réussite à tout ce vous entreprendrez de bien pour 2014.

Mesdames et Messieurs,



Comme vous le savez, nous avons franchi la première phase des élections locales. En d’autres termes, nous avons élu les conseillers municipaux arrondissement par arrondissement au suffrage universel direct. Nous avons conscience des résultats réels sortis ainsi des urnes.



Ces conseillers municipaux qui sont des grands électeurs vont devoir prochainement élire le Maire de Libreville et ses adjoints, selon la règle prévue par la loi. C’est également la loi qui prévoit le mode de scrutin pour ces élections : il s’agit de la représentation proportionnelle, c’est-à-dire que toutes les tendances politiques en compétition se trouvent représentées dès qu’elles obtiennent 10 % des suffrages exprimés.



A Libreville, la représentation proportionnelle en usage lors de ces élections locales a abouti à donner au conseil municipal une représentation à trois groupes : le P.D.G., le groupe Indépendant Jean EYEGHE NDONG et le C.L.R. Nous savons qu’aucun de ces groupes n’a obtenu la majorité absolue, c’est-à-dire 76 conseillers municipaux ou plus. Cela met chacun de ces groupes, pour être élu à la Mairie, dans l’obligation d’avoir une majorité dite de gestion. Aucun des candidats à la Mairie de Libreville d’où qu’il vienne, ne pourra donc échapper à la dure loi qui veut que, pour être élu, il doive bénéficier du vote des conseillers d’un groupe autre que le sien. C’est la loi qui l’impose. Faut-il dire à ce sujet qu’il ne nous paraît pas indiqué de parler ici de compromission, dans la mesure où le candidat élu Maire de Libreville ne pourra pas identifier l’appartenance des conseillers qui lui auront apporté des voix !



Je voudrais, dans ce contexte, revenir sur ce qui constitue un fait politique d’actualité : c’est la désignation du candidat du P.D.G. à la Mairie de Libreville.



Vous aurez remarqué à cet égard que le quotidien l’UNION du jeudi 9 janvier 2014 numéro 11426, dans un article traitant de cette candidature à la Mairie Centrale termine son propos en rappelant fort justement que « l’indépendant Jean EYEGHE NDONG qui a réalisé une belle performance au 2ème arrondissement de Libreville est aussi dans la course pour diriger la Mairie Centrale ». On ne peut en dire autant de la candidate du P.D.G. sortie d’une liste battue au 3ème arrondissement. L’hebdomadaire le MBANDJA, paru le vendredi 10 janvier 2014 numéro 211, a titré pour sa part son article sur le même sujet « Et Ali BONGO créa la femme », non sans clore son papier par une interrogation qui en dit long : « Rose Christiane OSSOUKA Maire de Libreville ? » et de conclure sous forme exclamative, cette fois : « les conseillers municipaux de la capitale apprécieront ! ».



Permettez moi, mesdames et Messieurs les journalistes, de dire que ce rappel du journal L’UNION et cette interrogation suivie d’une conclusion exclamative du MBANDJA ne sont pas, à mon humble avis, innocents. Bien sûr, il s’agit des articles de presse, mais c’est en tous cas la lecture que je fais de ces propos. Je voudrais dire, en termes clairs que ces propos ne sont pas dénués d’intérêt tant ils interpellent la sagacité des grands électeurs que sont les conseillers municipaux fraîchement élus au Conseil municipal de la première ville de notre pays. Une interpellation qui, à mon entendement, a valeur d’invite pour une prise de conscience sur l’importance que revêt le choix qui sera le leur pour l’élection du Maire de la capitale.



En effet, il faut choisir le premier magistrat de Libreville, et comme j’ai eu à le dire dans ma déclaration de candidature, ce choix contient des enjeux importants que je perçois en terme de développement et d’amélioration du cadre de vie de la cité et de son rayonnement, et non pas un choix en terme d’intérêt partisan.

La démocratie impose, dans chaque pays pour le choix de ses dirigeants, la voie des urnes par l’organisation des élections. Pour l’électeur, il est fondamental de connaître le candidat qui sollicite sa voix. L’élection, comme nous le savons tous, permet à chaque candidat quel que soit le type d’élection de proposer un programme aux électeurs puis par des arguments de le défendre auprès de ces mêmes électeurs. Il revient donc à chaque électeur de voter selon sa conscience et rien que sa conscience et non pas selon je ne sais quelle directive. Le vote est un choix certes politique mais personnel. C’est en cela qu’il peut varier selon les enjeux en présence. L’enjeu ici c’est l’avenir de Libreville qui ne saurait être appréhendé en fonction des intérêts partisans.

Ma candidature à la Mairie de Libreville date du 23 août dernier vous le savez. Je l’ai placée sous le sceau du rassemblement, c’est-à-dire au-delà des appartenances politiques, provinciales et ethniques. A cet égard, mon projet politique que j’ai résumé par « Libreville pour tous » est clair. En d’autres termes « Libreville pour tous » fait appel à tous les gabonais installés à Libreville pour contribuer chacun dans son secteur et à son niveau au développement de notre Commune d’une part, et à militer pour un meilleur vivre ensemble d’autre part.

Mesdames et Messieurs,

J’ai fait remarquer au début de mon propos un fait politique d’actualité, c’est la désignation, le 7 janvier dernier du candidat P.D.G. à la Mairie de Libreville. Vous conviendrez avec moi que cette désignation intervient un peu tard, car bien après les élections des conseillers municipaux qui jusque là n’avaient pas l’identité du candidat P.D.G. à la Mairie de Libreville. Ce qui, du point de vue démocratique, pose problème et n’est pas loin de rappeler la pratique du parti unique.

Les librevillois, particulièrement les conseillers municipaux qui constituent le collège électoral pour l’élection du Maire et de ses adjoints seraient tout de même curieux de savoir si le candidat ainsi choisi en a exprimé l’ambition, à en juger par son étonnement exprimé à la télévision au moment de sa désignation et s’il a un programme. Programme pour ma part que j’ai décliné le 4 décembre dernier à l’ouverture de la campagne en ces mêmes lieux et que j’ai défendu tout au long de la pré-campagne et de la campagne électorale dans tous les quartiers de la totalité des six arrondissements de Libreville, au travers des causeries et meetings.

Mesdames et Messieurs,



En France, pays qui nous sert souvent de référence, se tiennent les élections locales en 2014, les français connaissent la plupart des candidats des grandes villes. A Paris par exemple, deux candidats des partis à savoir le PS et l’UMP sont connus. Ceci permettra aux électeurs parisiens de se déterminer en connaissance de cause et par voie de conséquence les futurs conseillers municipaux. Les jeux sont donc clairs dès le départ. Bien sûr la France n’est pas le Gabon ; mais je crois savoir comme tout le monde que la démocratie est la même partout.

Enfin, mesdames et messieurs, pour des raisons d’accès équitable aux médias d’Etat comme l’indique la loi, je note que Gabon Télévision qui a consacré environ 5 mn d’antenne pour parler de la candidate P.D.G. doit tenir compte des autres candidats qui n’ont pas eu le même privilège. Il en va de la justice. C’est cela l’Etat de droit et de la pratique démocratique.

Mesdames et Messieurs,


Voilà ce qui a motivé la conférence de presse à laquelle je vous ai conviés. Tous ces développements que je viens de faire et qui tiennent à l’actualité de l’heure ne vous ont pas laissé indifférents si j’en juge par des articles de presse. Aussi, je suis à votre disposition pour vos questions.

ICI images vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=XOqSzKfrmaU&feature=youtu.be&a

Je vous remercie.

PS : Photos & images vidéo de Jean Pierre ROUGOU






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