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vendredi 10 janvier 2014

Gabon : Siège d'arrondissement recherche désespérément son député...




 Article de Marcel DJABIOH
Publié le10 janvier 2014, 02:43
Sources : https://www.facebook.com/notes/marcel-djabioh/si%C3%A8ge-darrondissement-recherche-d%C3%A9sesp%C3%A9r%C3%A9ment-son-d%C3%A9put%C3%A9-vmoblies/560188860740597


Le développement d'un pays dit-on, dépend de la nature des hommes et des femmes qui animent ses institutions. Et pour mieux l'exprimer, Barack Obama de dire "l'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts, mais d'institutions fortes". Il invitait de ce fait les africains à plus d'ouverture démocratique pour favoriser le débat contradictoire et permettre la participation de tous aux décisions qui influencent le vivre ensemble et concourent ou non, au bien-être des populations et à la paix sociale.


Au Gabon, les gouvernants semblent n'avoir pas compris l'intérêt d'instaurer une démocratie véritable, préférant se passer pour des 'hommes forts", prêts à s'imposer par tous les moyens et à imposer leurs choix au peuple. Choix des hommes chargés d'animer les institutions, du mode de gouvernance, des lois et règlements, des politiques et des projets publics, des priorités et même de leurs représentants. Certains appellent cette forme de dictature "Gérer le pays". Il suffit pour s'en convaincre, de se référer à la fameuse phrase "Le pays est géré".

Tenez, au deuxième siège du troisième arrondissement de Libreville par exemple, le pdg, par la main de la mère de celui qui préfère se passer pour un "homme fort", a fait des pieds et des mains pour imposer aux populations de cette circonscription électorale, un parfait ignorant des réalité du siège, comme représentant à la l'assemblée nationale. Il parait que ça s'appelle un député. Pourtant, ces gens parlent d'émergence. Savent-ils seulement ce qu'on appelle un "Député" et quel est son rôle local ? Ils le savent certainement, mais préfèrent imposer aux populations, des marionnettes qui leur colleront la paix une fois les fonds de souveraineté en poches.
A titre de rappel, un député a un rôle local important à jouer, qui se décompose de deux missions principales :

1 – Être à l’écoute de ses concitoyens, leur rendre compte des travaux de l'assemblée nationale en les renseignant sur les lois adoptées lors des sessions parlementaires et leur apporter son aide dans leur vie quotidienne.

A l’occasion des tournées parlementaires, de rendez-vous et de manifestations dans sa circonscription, le député recueille les propos et les attentes des habitants. Il s’efforce dans la mesure du possible de trouver une solution aux problèmes personnels et communs que les citoyens rencontrent en intervenant auprès de multiples acteurs, notamment les administrations. Dans ces cas, il intervient en tant que représentant du peuple et donc de chaque citoyen. Il se trouve donc pleinement dans le cadre de sa fonction de contrôle du pouvoir exécutif qui dispose de l’administration.

2 – Défendre les dossiers de sa circonscription.
Bien qu'étant représentant de tout le peuple gabonais, il est avant tout, issu d’un territoire précis. C’est pourquoi, il doit s’atteler à être un acteur local actif. En liaison avec les autres élus, il essaie de faire avancer les nombreux projets de sa circonscription. Pour cela, il doit aller plaider la cause de ses dossiers auprès de différents organes de décision et notamment le gouvernement.

Or, au deuxième siège du troisième arrondissement de Libreville où de nombreux dossiers devraient interpeler le député, celui-ci joue à "l'homme invisible", même pendant les périodes d'inter-sessions où les populations espèrent depuis deux ans, le rencontrer par le billet de la traditionnelle "tournée parlementaire" que plusieurs de ses collègues s'efforcent d'entreprendre, même si ce sont plus des tournées d'animation politique qu'autre chose. Un exemple de cette absence du député, est le récent mouvement d'humeur des population de venez-voir relatif à la question de l'alimentation de leur quartier en eau courante. A akébé 2 où il a installé sa permanence, on l'appelle "Mr c'est pas moi, il faut voir ça avec maman".

La veste semble trop grande pour l'homme, qu'il préfère jouer sous le jupon de "la mama" qui doit en être fière ! Demandez aux populations de "Mbanda-ntsari" quel est le nom de leur député, elles vous diront qu'elles sont surprises d'apprendre qu'il y a un député dans leur siège. Posez la question aux habitants de Bissiegué s'ils ont une idée d'un certain J.C Simepoungou, en retour, ils vous poseront la question de savoir si c'est une marque de véhicule chinois ou australien.

Et c'est ça qu'on appelle au pdg, un député, un représentant du peuple. Wouèèèèèèh !








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