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dimanche 5 janvier 2014

Poème : Mon mouchoir à moi


Mon mouchoir à moi est un “Vieux” héritage familiale de mes ancêtres à moi.


Mon mouchoir à moi un morceau de tissu que le colon fit cadeau à mes aïeux à moi.

Mon mouchoir à moi était et est encore un signe de « CIVILISATION » pour les indigènes dont je suis l’heureux héritier.

Très vite mon mouchoir à moi de générations en génération a servi à cacher ou tenter d’effacer nos tristes émotions.

Oui très vite mon mouchoir à moi a servi à essuyer l’eau de nos yeux, eaux de nos faiblesses et de notre trahison à nous-mêmes.

Oui très vite encore mon mouchoir à moi a servi à essuyer l’eau de nos fronts, eaux du travail d’esclave avec des chaines mentales, un esclave en « liberté ».

Oui très vite pour ne pas l’omettre, mon mouchoir à moi a servi à essuyer l’eau de nos corps, corps parfois refroidit pas la justice du maitre dans le pire des cas.

Oui, aujourd’hui moi en indigne héritier, ce malgré des voies patriarcales de réprobation m’exigeant un stricte et triste respect  de nos « coutumes coloniales ancestrales » d’obéissance absolue, de soumission dogmatique et de parfait collaborationnisme.

Moi enfant rebelle, offenseur des sacrilèges et chercheur de la lumière qui délivre de l’obscurité de notre esclavagiste aux salacots , esclavagistes à la peau d'ébène de nos jours.

Je veux changer l’usage de mon mouchoir à moi, mouchoir qui ne peut plus jamais  sortir de mes us quotidiens.

Mon mouchoir à moi ne doit plus jamais faire de moi un mouchard mais m’aider dans l’hygiène de mon corps.

Mon mouchoir à moi doit juste essuyer la sueur de mes efforts de rebelle-résistant et m’accompagner dans mes œuvres citoyennes pour le respect de ma dignité et de mon honneur.

Mon mouchoir à moi ne doit plus jamais essuyer mes larmes pour ceux devenus contre ma volonté de saints martyrs ;

Même si mon mouchoir à moi continuera de siècles en siècle a essuyer les larmes amoureux de nos cœurs blessés et soignés par l’amour elle-même,

Moi, j’ai décidé dans cette sphère d'oppression dictatoriale de plus jamais pleurer par lâcheté sur les sentiers de la conquête de ma vraie autonomie d’homme libre.  


Loin de chez moi

AVAN’EVOUNG



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