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vendredi 21 février 2014

Gabon : Analyse sur la suspension des fonds communs.




Post de Roger Blanc
Sur Gabonreview.com
Publié le 21 FÉVRIER 2014 À 12 H 25 MIN


1°. C’est sur la base juridique des décrets présidentiels et des arrêtés ministériels dûment validés par les personnes habilitées que certains fonctionnaires perçoivent ces primes. Ils ne se sont auto-octroyés ces avantages. Par conséquent, le parallélisme des formes juridiques aurait voulu que le PR ou les Ministres en charges de ces administrations annulent les anciennes dispositions. Or, c’est sur un simple commentaire ou avis du PR qu’on suspend l’application d’une disposition juridique. Première erreur.


2°. La brutalité avec laquelle cette mesure est annoncée et mise en application immédiate sans préavis ou concertation préalable cache en réalité un autre vrai problème : las caisses de l’Etat sont vides. L’Etat gabonais ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes. Quand j’ai écouté nos trois Ministres sur le tableau de la télévision RTG1 hier soir, j’étais triste de constater malheureusement nos gouvernements traitent les agents de l’Etat avec du mépris, quasiment des « voleurs » en prétextant le caractère inique et illégal de ces FC alors même que les Ministres de l’Economie et de la Fonction Publique ont été toute leur carrière durant les bénéficiaires de ces avantages. L’un d’entre eux est même milliardaire grâce ces FC. Le PR a instruit depuis 2010 son gouvernement de mettre à plat le système de rémunération des agents de l’Etat. Trois ans après on impute l’incompétence d’un Gouvernement aux agents de l’Etat. On devrait d’abord commencer par sanctionner les incompétents.

3°. Pourquoi les autorités n’ont-elles pas pris en considération la dimension sociale de cette mesure? Ces agents de l’Etat contribue à la construction du pays par ces avantages mais sont traités comme des bêtes de somme. Pourquoi chercher à les exposer à la vindicte populaire, à dresser les gabonais les uns contre les autres, à les déshumaniser, à les jeter à la rue sans tenir compte des engagements qu’ils ont contractés auprès des bailleurs, des institutions financières et autres?

4°. L’avantage des primes allouées aux fonctionnaires des régies financières n’est pas une spécificité gabonaise. Il faut que les gabonais comprennent que c’est un avantage qui existe dans tous les pays du monde entier. Par conséquent, les frustrations que les autres fonctionnaires peuvent exprimer ne s’explique pas. A ce titre, le premier arrêté qui octroie cet avantage date du mois de février 1974 et est signé de M. Gustave ANGUILET, ancien Ministre des Finances de notre pays. Donc, l’excitation orchestrée autour de cette question et l’instrumentalisation à dessein des journalistes ne contribuent pas éclairer les gabonais et n’aident pas le pays à se construire en posant les vrais questions tout en apportant les solutions durables.

5°. Cette mesure de suspension des FC s’apparence à une stratégie de l’arbre qui cache la forêt. Tous les gabonais sont bien d’accord qu’il faut assainir les finances publiques. Dans ce cas, cette mesure devrait s’inscrire dans un ensemble de mesure globale visant à réduire toutes les niches et non se focaliser sur un seul point. C’est pourquoi, pour rendre le débat constructif, je propose au Gouvernement d »élargir la solution à ces quelques niches qui engrangeront des centaines de milliards dans les caisses de l’Etat que tout le monde sait vides:

a. limitation des voyages du PR au maximum à 1 par mois;
b. dissolution de la Cour Constitutionnelle et de la CENAP contestées par la majorité des gabonais et remettre les compétences de l’organisation des élections au Ministère de l’Intérieur et le contentieux électoral au Tribunal Administratif comme auparavant;
c. Dissolution du SENAT qui n’apporte pas de valeur ajoutée aux débats parlementaires de l’Assemblée Nationale et du Conseil de la Démocratie qui n’a jamais rendu un avis sur al dissolution des partis politiques ou sur les crises sociales intervenues dans notre pays;
d. vente publique à des privés des 8 Palais présidentiels des autres provinces exceptés l’Estuaire comme ce fut le cas au Maroc car l’entretien de ces châteaux (gardiennage, eau et électricité, sécurité, cave de champagnes et vins de grands cru, mobiliers, espaces verts, etc) coûtent extrêmement cher alors que le PR n’y va quasiment pas;
e. réduction de 50% des fonds de souveraineté attribués aux institutions de la République;
f. Dissolution de l’ANGT qui se substitue aux Ministères des TP et des Finances. Les procédures sont plus longues et plus complexes et le résultat est inefficace et décevant.

Enfin, j’invite les uns et les autres à dépassionner le débat, à la sérénité, à la dignité et au respect de l’Homme (Gouvernants et fonctionnaires concernés). Nul n’a intérêt à ce que notre pays s’embrase. Mon invite s’adresse notamment aux journalistes, particulièrement décevants depuis l’annonce de la mesure présidentielle de suspension des FC. Qu’ils élèvent le débat, qu’ils se cultivent et enfin, qu’ils honorent leur métier.

Cordialement

Source : http://gabonreview.com/blog/administration-publique-suppression-momentane-des-fonds-communs/







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