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lundi 17 février 2014

Gabon - Présidentielles 2016 : Et si l’opposition organisait ses primaires pour 2016 ???





Idée & texte de Hyacinthe Marcel M'ba Allogho 

Une rengaine revient tout le temps dans les oreilles à la veille de 
chaque élection majeure dans ce pays : pourquoi l’opposition va-t-elle toujours en dispersé dans ces importants rendez-vous et offre toujours l’image d’une incohérence stratégique qui laisse largement la place au PDG ? En plus du fait qu’il faut quand même relativiser cette place laissée à un PDG qui n’a sainement  gagné aucune élection depuis l’instauration de la démocratie dans notre pays, il faut que j’avoue faire partie de ceux qui estiment qu’une candidature unique de l’opposition ne peut pas non plus être le remède ni la parade contre les coups de force, les élection-nominations et les prises en otage militaires et légistes de la population par lesquelles le Clan et son bras armé le PDG s’imposent au pouvoir depuis les  deux décennies et demie de pluralisme politique au Gabon.  Je fais partie de ceux qui pensent qu’il ne faut pas non plus remplacer la pensée unique par une autre pensée unique et croire régler le problème de la vitalité de notre démocratie. Et comme ces deux positions semblent inconciliables dans  l’esprit, tellement inconciliables d’ailleurs que le débat n’a même plus été alimenté, étouffé par les égo des leaders politiques de l’opposition qui se voient tous assis dans le même petit fauteuil au même petit moment. Doit-on en rester là ?


Que peut-on faire pour que les voix de l’opposition ne soient plus émiettées dans une élection et que l’alternance tant voulue par la population arrive ? Que peut-on faire pour fédérer les voix des populations autour d’une même personne et démontrer que l’argument du repli identitaire qui vaut aux Fang d’être depuis 2009 les pestiférés de la République à exterminer à cause d’André Mba Obame qui a battu le candidat du Pdg dans les urnes, après les Punu pour les mêmes raisons d’une victoire volée à Mamboundou, ou encore les Fang pour les mêmes raisons quand Mba Abessole battait le père Bongo en 1993 ? 

Il y a peut-être et même très certainement une solution : organiser les primaires de l’opposition. Elles permettraient à la population de choisir le candidat qui va les représenter aux présidentielles de 2016.

La procédure pourrait se décliner en deux étapes. La première consistant pour les partis d’opposition à choisir leur candidat. Elle est relativement facile à franchir, voire inutile pour les formations politiques dont les leaders ont une carrure de candidats. Je pense en disant cela à tous les partis membres de l’UFA. Elle serait plus compliquée pour tous ceux qui se réclament aujourd’hui de l’Union Nationale et des indépendants qui ne disposent pas d’une plateforme politique formelle pour le faire. Mais si tout le monde est d’accord avec le président Myboto pour reconnaître qu’un parti n’a rien à voir avec la signature administrative d’un ministre, si tout le monde peut ravaler ses ambitions personnelles pour un idéal commun et communautaire, l’organisation d’une telle concertation interne pour laquelle seraient demandée une implication forte des militants et sympathisants devrait conduire de manière constructive à un consensus. 

La deuxième phase s’enclencherait dès que chacune des formations politiques de l’opposition aura choisi son candidat. Je ne pense pas qu’il soit obligatoire de l’organiser sur toute l’étendue du territoire. L’échantillon de population que représente  Libreville suffirait largement avec un électorat qui représente plus de la moitié de la population.

Dans ce cas précis, les inscriptions sur les listes électorales se feraient sur la base de la participation de chacun aux dépenses inhérentes à l’organisation de cette activité. Autrement dit, chaque citoyen est appelé à s’inscrire sur les listes électorales  en s’acquittant d’une participation financière fixée selon un  taux forfaitaire adapté à un budget raisonnablement élaboré. C’est une nouvelle culture. Ce sera un sacrifice personnel en faveur de l’avènement d’une vraie alternance politique dans notre pays. Le gage en plus que le pouvoir ne s’amusera plus à tripatouiller le choix que les Gabonais ont effectué après s’être impliqués de manière active.

Les arbitres de la consultation seraient eux les Organisations de la Société Civile qui se sont illustrées dans la bataille pour l’assainissement des mœurs politiques et pour la bonne gouvernance dans le pays et qui sont dirigées par leurs leaders à renommée internationale comme Marc Ona Essangui, Paulette Oyane Ondo, Georges Mpaga pour ne citer que ceux-là.

Voilà l’idée. Elle est à creuser, à améliorer si elle retient l’attention. L’idéal serait que ces primaires soient organisées avant décembre 2015 pour laisse le temps au candidat de l’opposition de mener une campagne efficace, et à nous les souscripteurs, celui de mieux renforcer les moyens financiers de sa campagne électorale


Source :

E. Franck Jocktane
Eddy Franck Jocktane
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