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mercredi 26 février 2014

LES CHRONIQUES DE PAMPHILE : BO-jeu, un week-end presque parfait.






BO-JEU (personnage fictif)

Par Pamphile OBIANG OBAME


Chapitre 2

UN WEEK-END PRESQUE PARFAIT

C’est samedi aujourd’hui. Une journée comme tout autre, sauf que pour Gaétan le Magnifique, mon désormais colocataire et ex-beau-frère, ce jour est son jour de repos : « BO-JEU, debout ! Il faut que j’aille à la douche et s’il te plait, ce n’est pas une porcherie ici ! ». Les paroles de Gaétan, sifflèrent dans mon formidable cerveau, comme pour me rappeler que je n’étais pas chez moi, et que je dormais nu. Nu et poilu comme un ver de palmier asséché, sur les carreaux de son salon. Je le regarde, sans comprendre. La honte. 


La notion des jours de la semaine commence à se perdre dans mon extraordinaire cerveau imbibé d’alcool. Je regarde mes mains, elles tremblent. Je n’arrive pas à saisir mon slibard accroché sur une bouteille de bière presque vide, emmenée la veille chez Mama Duvin. Je ne sais pas pourquoi le fond de bière me fait des clins d’œil. Il m’envoute. Le vampire.

Que m’arrive-t-il ? « Je ne vais pas boire une boisson qui a dormi toute la nuit ouverte et dont ces satanés moustiques y ont entreposés les œufs quand même ! » 

Hop là ! Tel un ressort, mon bras bondit vers la bouteille. Je la saisi de mes deux mains pour pas qu’elle s’échappe et j’en vide le contenu. Gloup! gloup ! gloup! Humm, un goût bizarre inonde mon coriace palais. Je joue avec le précieux liquide dans ma bouche histoire de me rincer le gosier et…glop glop glop. Un conseil : Ne le faites pas chez vous. Vous n’y survivrez pas.

Mais il m’en faut plus, pour que je sois en contact direct avec mes esprits. Oui, j’ai quatre super-esprits aux pouvoirs illimités :
-L’esprit du vin. C’est lui le patron. Vous avez remarqué comment il m’a ordonné de boire une demi-bière avariée !
-L’esprit de la clope. Je l’ai surnommé le Dévastateur. Il fait des dégâts énormes. C’est tous les jours qu’il enfume mes poumons. « Il ne doit surement plus rester assez de place pour l’oxygène, vos poumons commencent à ressembler à de la viande boucanée » m’avait annoncé le docteur, lors de ma dernière visite à l’hôpital des tuberculeux, il y a cinq ans.
-L’esprit du mensonge, c’est mon préféré ! Il me sort de situations invraisemblables. Surtout lorsque le fils de Mama Duvin menace de me casser la gueule si je ne paie pas la facture. Et enfin, 
-L’esprit de la paresse. Lui, il n’aime pas travailler. Il préfère dormir toute la matinée. C’est à cause de lui si j’ai souvent des problèmes le matin. 

Il est 22 heures. Il pleut abondamment. Je suis trempé jusqu’au slibard. Je commence à me gratter les parties. Cette eau de pluie doit surement contenir de l’acide citrique. J’en ai entendu parler à la radio. Je m’accroupie. Mes ongles sales font leur effet. C’est bon ça ! Je ressemble de loin à un clébard qui se gratte les puces. Cette fois j’arrête. Je risque de m’émasculer par erreur. J’arrive devant la maison. Elle est fermée, de l’intérieur. Mon studio est occupé semble-t-il. J’entends des rires et des gémissements, à travers les épaisses planches pourries qui la composent.


A suivre...






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