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dimanche 9 mars 2014

Sortie de Jacques ADIAHENOT, Junior TCHISSAMBO écrit un compte rendu.




Libreville, le 7 Mars 2014

A
Monsieur  Serge Yangari Dibangou Gomez
De la Convention de la Diaspora Gabonaise(CDG)


  Objet : Compte rendu de la sortie/ Déclaration de M. Jacques Adiahénot, le 6 Mars 2014 au complexe Wenghou de Kalikak à Libreville/Gabon.


             «  Ce pays est à nous, et c’est à nous de le bâtir ». Jacques Adiahénot



Le Jeudi 6 Mars 2014 s’est tenu à Libreville au complexe Wenghou, la sortie officielle de M.  Jacques Adiahénot(J.A), qui a officiellement déclaré sa démission du Parti au pouvoir ( Parti Démocratique Gabonais). Démission qui survient 4 années après qu’il ait longuement réfléchi et laissé murir...

M. Jacques Adiahénot avait déjà en effet, marqué son indignation et sa désapprobation en 2009 sur  le mode de sélection du choix du candidat du PDG pour les élections présidentielles anticipées de cette année là, aussi il a informé à l'assistance de la rédaction et du dépôt d’une lettre adressée au secrétariat général du PDG  pour informer de sa démission, un huissier de justice chargé pour la transmettre pendant le déroulement de la rencontre.

     C’est dans une ambiance bon-enfant et cordiale, que l’assistance venue très nombreuse et une salle qui refusait du monde que cette cérémonie s’est déroulée en présence des cadres de l’ex Union-Nationale, les anciens cadres du PDG et le mouvement  des souverainistes (courant appartenant à l’ex Union-Nationale), hôte de l’événement.

   Comme invités de marque et autres acteurs de la classe politique du Gabon, nous pouvons citer quelques uns, dont : MM , Luc Bengone Nsi, Jean Eyeghe Ndong, Zacharie Myboto, Paul Marie Goundjout, , Dr Marcel Eloi Chambrier, Jean Pierre Rougou, Léonard Adjembet , Jean Ping et  mesdames Chantal Myboto Goundjout et Me Paulette Oyane Ondo, pour ne citer que ceux-là.

  C’est aux environs de 10h et quart, que M. J.A a tenu son discours à l’endroit de l’assistance venue massivement  pour l’écouter et qui a vu aussi la présence de la presse nationale et internationale couvrir cet événement tant attendu et succédant à celle de M. Jean Ping d'il y’a quelques semaines.  «En ce qui me concerne, j’ai pris la ferme résolution, eu égard à ce qui se passe et s’exécute sous nos yeux, de quitter définitivement le Parti démocratique gabonais. Mes convictions et l’amour que j’ai pour mon pays et mes compatriotes me l’imposent», avait  déclaré celui qui fut Haut représentant du chef de l’Etat, de 1994 à 1999, député à l’Assemblée nationale de 1996 à 2012, ministre d’Etat à la Communication de février à décembre 1994, ministre d’Etat à l’Habitat, au Logement et à l’Urbanisme de 1999 à 2007 et ministre de la Marine marchande de 2007 à 2009, à la mort d’Omar Bongo.

Le retrait d’Adiahénot de la scène politique gabonaise, lui a permis d’observer, a-t-il fait remarquer, que ceux qui ont pris le pouvoir en 2009 n’ont pourtant pas fait avancer les choses : 
«Malheureusement, depuis quelques années, le sectarisme, l’exclusion et l’argent facile prévalent sur les valeurs de solidarité et du vivre ensemble. (…) Depuis quatre ans, les actes posés dans la marche du Gabon auraient pu faire modifier mon jugement et ma posture. Ceux qui aujourd’hui gèrent le pays auraient dû avoir pour seul mobile de maintenir la cohésion du peuple et d’être des modèles de sincérité, de probité morale, d’amour pour le prochain et la patrie. Mais hélas, les modèles et méthodes proposés, les comportements affichés par les politiques, tant dans le PDG que dans l’exécutif qui gère l’Etat, n’ont pu me convaincre d’accompagner la nouvelle marche qui annonce l’émergence pour l’an 2025.»

   A priori, la sortie de M. J.A a été plus riche en émotion, en dureté, en pragmatisme et en détermination contrairement à celle de M. J.P. Elle nous a laissé voir  et comprendre que son degré d’engagement  et changement véritable pour qu’enfin le Gabon soit un pays où il fait beau vivre et bon les libertés fondamentales (liberté de la presse, liberté d’expression, liberté de manifestation pacifique, liberté d’association) ne soient plus qu’un rêve mais une réalité pour une réelle démocratisation de notre pays. 

 En outre, il a fustigé la gestion scandaleuse et  maladroite du régime autoritaire et usurpé du système Bongo- PDG, qui s’arrange à bafouer les droits de l’Homme et les libertés fondamentales, et par conséquent souffre de réelles démocratie. (Une pertinente question émanant d’un journaliste de la presse audio-visuelle, tv+,  lui a été posée : depuis quand avez-vous réalisé que le Gabon n’était pas une réelle démocratie ?, question qui n’a pas été répondu clairement ou qui a été esquivée).

       Entre témoignages vécus (divulgation de certains secrets et explications de sa gestion de certains dossiers dont il avait la gestion, lorsqu’il était secrétaire général du PDG). M. Jacques Adiahénot nous a confié qu’il avait été le moteur dans le fait que  la Gabon ne plonge pas dans une guerre civile en 1994 sous Omar Bongo alors que des tensions régnaient dans la capitale politique gabonaise et  en capitale économique ; il a ainsi, tout fait pour que le défunt président descende dans les rues de Libreville afin d’ apaiser  les tentions nonobstant des menaces de mort de la part d’une officier en charge de la sécurité rapprochée du l’ancien Président. 

Il  a ajouté en suspend  qu’il a joué en rôle important dans le maintien de la santé politique du PDG et sa constance politique. Mais aussi, qu’il a été l’un des rares collaborateurs d’Omar Bongo,  à avoir toujours eu le courage de dire « non » quand il le fallait et de ne pas toujours avoir partagé ses points de vue, «  je ne suis pas un béni oui oui » a-t-il dit. Reconnaissant qu’à l’ère d’Ali Bongo, «  Mr J’ai DIT », «  je connais tout », la contraction est un péché car n’acceptant pas ou presque les conseils de ses collaborateurs et/ ou conseillers.

        «  Je suis libre », «  je suis  désormais opposé au régime », «  je n’appartiens plus au PDG », «  je mettrai de mon expérience, mon énergie, pour aider l’opposition à atteindre ses objectifs mais que ce soit sur une voie politique », «  il faut agir instamment », «  élaborer des stratégies  et les mettre en œuvre », «  il faut que les jeunes s’intéressent à la politique », « nous ne faisons plus de la politique pour avoir des privilèges , nous le faisons pour vous jeunes », «  les jeunes doivent respecter les ainés, s’ils veulent engager la lutte et les consulter », «  vous ne pourrez rien sans nous( les anciens) », « une opposition qui agis et réfléchis »  : sont  là quelques citations ou paraphrases et que nous avons pu recueillir de M. Jacques Adiahénot ce jour.  
  
     En conséquence, nous  constatons que cet engagement patriotique est noble de la part de M. Jacques Adiahénot, à s’investir corps et âme dans les rangs de l’opposition gabonaise, a l’air d’être sincère et motivée par un une prise de conscience intérieure. «  Je ne suis pas un peureux et je n’ai pas faim », a-t-il déclaré, se référant aux attaques et injures sur sa personne, qui surviendraient après sa sortie. Cette sortie qui a été riche en acclamations et en félicitations de la part de certains  dignitaires et/ ou anciens membres du parti au pouvoir qui, pour une partie  d’entre eux ont pris la parole à cet effet.  Nous n’oublierons pas cet, appel faite à l’endroit des jeunes : «  je voudrai appeler les jeunes, les inviter à  réfléchir sur  leur avenir morose ».

  En bref, nous retiendrons que M. Jacques Adiahénot , a été un pilier important dans le système Bongo et a souvent dit ce qu’il pensait, quand il le pensait, et  à qui il voulait. Il a même été à l’origine de l’exclusion du parti de la majorité présidentielle de l’actuel président  du Centre des Libéraux Réformateur et maire adjoint de Libreville.

   Prenant la parole par l’impulsion de l’assistance, le Dr Marcel Eloi Rahandy  Chambrier , dressa l’historique de son temps passé dans le système et le rôle qu’il a joué lorsqu’il était président de la deuxième chambre du parlement, révélant qu’il a assuré l’intérim en tant que président en 1994, sans qu’ Omar Bongo ne veuille que ce soit rendu officiel . Lors de cette intervention il a demandé aux autorités que l’organisation des présidentielles se passent désormais à deux tours,  car selon lui, il est rare que dans le mode actuel d’élections présidentielles, le président élu démocratique, le soit avec la majorité des voix.

  «  Vous pouvez désormais me compter parmi vous », s’adressant à nouveau à son auditoire a été, une phrase prononcée dans son mot de fin.  Cette vague de démission entamée par Monsieur Jean Ping, ne fait que s’entériner et continuera certainement  à faire sortir d’autres pédégistes dans les tous prochains jours, semaines et/ou mois. Seul l’avenir nous dira. Pour l’instant celui que certains n’ont pas hésité à appeler «  le pragmatique » n’a pas laissé l’assemblée venue massivement et doublement à cette sortie comparativement  à celle de M. Ping, indifférente. En définitive,  Monsieur Jacques Adiahénot n’a pas manqué d’appeler la classe politique de l’opposition à des rencontres dans les jours avenirs.
              
N.B : Ce compte rendu est une synthèse et n’est pas exhaustif
                                       
 Par : Junior Tchissambo, correspondant de la CDG au Gabon






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