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jeudi 10 avril 2014

HOMMAGE A GREGORY : Les larmes de Samuel NGOUA NGOU



Simplement adieu Grégory !

« Quant à moi, l’heure est arrivée où je vais être offert en sacrifice, le moment est venu pour moi de mourir. J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. Et maintenant, le prix de la victoire m’attend ; c’est la couronne de justice que le Seigneur, le juste juge, me donnera au jour du Jugement. Et il ne la donnera pas seulement à moi, mais à tous ceux qui attendent avec amour le moment où il apparaîtra ». 2 Timothée 4 : 6-8


Quel autre passage que celui-ci me semble traduire le sentiment qui aura été celui de Grégory à la minute qu’il nous a quittés. Il s’en est allé comme tant d’autres dignes filles et fils de notre pays qui ont refusé de baisser pavillon, de se coucher devant l’innommable cruauté d’un Etat qui laisse mourir ses esprits les plus affinés, ses intelligences les plus aiguisées et raffinées, ses patriotes les plus affirmés, au motif qu’ils refusent de marcher courbés ou, mieux, qu’ils n’acceptent pas de baissent leur culotte.

Grégory n’a fait que nous précéder. L’important est la trace que nous laisserons au moment de nous en aller à sa suite. Celle de Grégory est digne de fierté, même s’il n’a pas laissé derrière lui des milliards, des maîtresses et des châteaux pour lesquels beaucoup ont livré aux chiens leur dignité, leur honneur et finalement leur pays. Il nous lègue la force de l’esprit, et l’exemple du sacrifice pour sa patrie. Sa mort ne doit pas être une occasion d’exprimer la colère, ni même de l’amertume relativement aux injustices et vilénies qui ont été son lot quotidien. Il convoque notre réflexion nécessaire pour vaincre nos turpitudes et nos divagations intéressées. Il nous invite à centrer et à concentrer notre intelligence et notre sagesse sur l’essentiel : un Gabon enfin libre, digne, juste, démocratique, fort et respecté. Mais le Gabon ne le pourrait que si les Gabonaises et les Gabonais le sont.

Je prie Dieu qu’Il console et garde sa famille, ses proches et ses amis de lutte. Qu’ils aient en vue l’espérance de la gloire du Fils unique de Dieu, car tout le reste passe et passera.


Samuel NGOUA NGOU





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