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jeudi 10 juillet 2014

Gabon - UOB : Version des étudiants accusés de délit de consommation de chanvre.



Lu pour vous sur Gabonreview.com
http://gabonreview.com/blog/uob-firmin-ollo-obiang-celestin-mitong-mitong-famille/

Post Nza Fe
Publié le 10 Juillet 2014 à 10 h 55 mn

Les étudiants présumés dealers de chanvre à l’UOB livrent
 leur part de vérité

JUSTICE C’est vendredi dernier au palais de justice de Libreville que les 20 étudiants présumés dealers qui avaient été mis aux arrêts depuis jeudi 26 juin par des éléments de l’Office centrale de lutte anti-drogue (Oclad), pour soit disant ‘’avoir été surpris entrain de fumer du chanvre ‘’ dans un lieu sordide qui se trouve au centre de l’UOB appelé Bunker devaient être entendus. Mais, ce procès que les parents des accusés qualifient ‘’d’arbitraire’’, estimant que leurs enfants ne sont que des boucs émissaires au vue de la situation de crise qui secoue durablement l’UOB, a été renvoyé pour mercredi 9 juillet.

Le palais de justice de Libreville était inondé vendredi 4 juillet en matinée par quelques centaines de parents, amis et ex détenus qui avaient été placés en détention préventive mardi dernier par le parquet de Libreville pour avoir été pris en flagrant délit de consommation du chanvre au sein de l’Université Omar Bongo, pour assister au procès qui devait avoir lieu ce jour là. Mais, suite à une décision du tribunal, le procès é été renvoyé pour demain mercredi 9 juillet.

S’exprimant sur cette affaire qui défraie la chronique dans les universités, grandes écoles, et quartiers de la capitale, une dizaine d’étudiants qui faisait partis de l’effectif qu’on avait mis aux arrêts lors de ce rafle opéré le 26 juin dernier par des éléments du service de l’Oclad, a bien voulu livré sa part de vérité, décrivant les étapes et les conditions de leur arrestation et de détention respectivement dans les geôles de l’Oclad et de la PJ au Komo, avant d’être transbordés au commissariat de Nkembo.

Selon Patrick M, un des étudiants chanceux ayant recouvré la liberté après avoir passé une demi-semaine de détention en cellule, entassé avec d’autres comme du bétail dans des ‘’conditions inhumaines’’, C’est jeudi 26 juin, alors qu’il prenait un raccourci au sud de l’université pour déboucher au boulevard triomphale afin de prendre un taxi qui devait le ramener chez lui qu’il a été maîtrisé puis brutalisé par des agents armés en cagoule qui sortaient à l’intérieur de deux camions de police et un pick-up appartenant à la police.

‘’ Ils nous ont plaqué au sol et nous ont fouillé. J’avais dans ma poche 800 FCFA et ma carte d’identité. Ils nous ont ensuite menotté moi et un autre étudiant, alors que d’autres qui tentaient d’avoir des explications relatives à cette brutalité policière se faisaient copieusement tabassés. Après cette forfaiture, ils nous ont conduit au lieu dit Bunker au sein de l’UOB où ils nous ont tous mis au sol ensemble que d’autres qu’on a trouvé dans le même état’’, a relaté cet étudiant.

E.Z.M, un autre étudiant à l’ENS, lui aussi victime de ce qu’il a qualifié de bavure intolérable portant lourdement atteinte aux droits de l’homme, affirme qu’il a été arrêté alors qu’il se rendait dans son pavillon.

Selon lui, c’est au total 38 étudiants et deux agents des forces de défense, un de l’armée de l’air et l’autre de la Garde Républicaine, qui furent au départ arrêtés ce jour là.
Aux dires des étudiants, au moment des faits, les assaillants du Bunker n’ont trouvé qu’environ six personnes qui ne sont pas des étudiants, entrain de fumer le chanvre et ont découvert dans le sac de l’élément de la GR, un lot de bottes du produit illicite.

Alors qu’ayant été entendus sur procès verbal par des enquêteurs, les étudiants qui sont accusés être des dealers en dépit du fait qu’aucune preuve de détention de ce stupéfiant en leur possession n’a été fournie, affirment-ils, ont été doublement scandalisé en s’apercevant peu après que leur déposition avait été volontairement manipulée par les autorités policières. Et aussi en s’apercevant, que d’autres étudiants avaient été relâchés à la demande des parents bien placés suite à un filtre qui devait sélectionner les personnes qu’on devait libérer.

Pis, le militaire de la GR qu’on avait pris en flagrant délit de détention d’un lot de chanvre dans son sac, s’était volatilisé de la même cellule qu’occupaient les étudiants. Selon eux, ce dernier a été exfiltré nuitamment par un agent de la police sans savoir trop pourquoi.

Actuellement, on parle de 20 étudiants qui ont été déféré depuis lundi à la prison centrale de Libreville en attendant qu’ils soient entendus au tribunal de Libreville.

Fort de tous cela, certains parents ont menacé de se présenter prochainement au ministère de l’intérieur pour qu’ils soient volontairement admis en prison dans la même cellule que leurs enfants.
Beaucoup y voit dans cette affaire comme un règlement de compte ou une épuration tout azimuts au regard de la crise qui secoue l’UOB, où l’on veut à tout prix trouver des boucs émissaires qui seraient des responsables de cette situation.

Depuis ces troubles à l’UOB, plusieurs étudiants ont récemment été radiés des effectifs. D’autres, notamment le sieur Firmin Ollomo, un des leaders, a été récemment kidnappé du tribunal par des agents de la DGR, alors qu’il s’apprêtait à répondre devant la justice à des accusations sur l’enlisement à l’UOB. Actuellement, il y’a un calme relatif, les cours se tiennent à un rythme lent en présence permanente des forces de l’ordre au sein du temple du savoir.





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